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Francophonie

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Pour Pascale Fournier, le français n'est pas seulement une langue de patrimoine. C'est une langue de droit, de diplomatie et de délibération internationale, et son affaiblissement dans les grandes institutions n'a rien d'anodin: quand une langue recule dans les enceintes où se décide la norme, ce sont des populations entières qui perdent l'accès direct aux mécanismes censés les protéger. 

Le comité Francophonie de l'Observatoire des droits humains à l'ONU

C'est cette conviction qui l'a menée à créer, au sein de l'Observatoire, un comité Francophonie qu'elle a confié à la présidence de Benjamin Boutin, chercheur au Collège des chaires de recherche sur le monde francophone. Le comité réunit des juristes, des politologues, des diplomates et des juges internationaux autour d'une question directe : dans un monde marqué par le recul des libertés, la Francophonie peut-elle encore porter une ambition politique forte en matière de droits humains? ​

Le rappel est utile: de nombreux pays francophones sont parties aux principaux traités internationaux des droits humains et jouent un rôle clé dans leur mise en œuvre. Le comité a notamment reçu Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur et haut-commissaire du Canada, venu revenir sur l'adoption de la première résolution de la Francophonie sur les droits de la personne au Sommet de Québec en 1987, un exemple de la capacité de l'espace francophone à produire des avancées normatives même dans des contextes politiques difficiles. Pascale Fournier et les membres du comité y ont également défendu le plurilinguisme au sein des grandes institutions internationales. 

Le 20 mars 2026, à l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, elle cosignait avec plusieurs membres du comité une tribune publiée dans La Presse, appelant à remettre les droits de la personne au cœur du projet francophone.

Le Prix du Groupe des Ambassadeurs et Ambassadrices Francophones d'Ottawa

En 2026, le Groupe des Ambassadeurs et Ambassadrices Francophones d'Ottawa lui a décerné son prix, en reconnaissance d'un engagement exceptionnel envers le rayonnement de la langue française et des valeurs francophones sur la scène mondiale. Créé en 2009, le GAF regroupe les chefs de missions diplomatiques d'une cinquantaine de délégations basées à Ottawa et remet ses prix à des personnalités ayant contribué au développement de la Francophonie sur la scène internationale. 


Cet engagement traverse par ailleurs tout son parcours: enseigner en français à l'Université d'État d'Haïti, publier dans les revues juridiques francophones du Québec, de France et de Belgique, prendre la parole à Neuchâtel, à Louvain, à Bruxelles et à Paris. Une carrière menée dans les deux langues, sans jamais traiter le français comme la langue secondaire du droit international. 

Chaque grande initiative commence par une conversation.

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©2026 par Pascale Fournier

« Démocratiser le savoir, c'est cultiver un impact véritable auprès de populations qui, à leur tour, génèrent le changement social. »

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